Quelques vues d’installation d’Orlando et la tempête à la Galerie Richard Paris

Joseph Nechvatal

Orlando et la tempête

Galerie Richard

74, rue de Turenne 75003 Paris

 paris@galerierichard.com 

Orlando et la Tempête est une série de nouvelles peintures réalisées par Joseph Nechvatal, à l’aide d’une simulation de vie artificielle, dans laquelle sont modélisés des virus chromophages, qui abordent indirectement les questions de la fluidité de genre, au moment où nous traversons une tempête virale, sociale et politique. L’artiste imagine des scènes mythiques inexistantes du roman Orlando (1928) de Virginia Woolf, dans lequel est racontée l’histoire d’un jeune poète aristocratique qui se transforme en femme du jour au lendemain et vit pendant 300 ans une vie tumultueuse.

Bien que les questions virales et la fluidité de genre soient culturellement et politiquement d’actualité, ces sujets ne sont en rien nouveaux pour Nechvatal. En 2000, il présente, lors de son exposition ec-satyricOn, le Computer Virus Project II explorant la complexité hermaphrodite virtuelle, ainsi qu’en 2007, dans son exposition vOluptuary: an algorithic hermaphornology. Il a depuis continué à utiliser des formes virales et androgynes dans son travail. En 2018, il a écrit un article sur la théorie de l’art pansexual intitulé Before and Beyond the Bachelor Machine qui a été publié dans Art.

Les tempêtes n’ont pas de sexe et soufflent avec une grande fluidité. Dans Orlando et la tempête, l’avatar ambigu de l’artiste, Orlando, se meut dans des environnements chaotiques et bruyants, où les relations normales figure / fond se confondent plus ou moins et jouent de manière évasive avec ce qui est vu, ce qui est suggéré, ce qui est réprimé et ce qui est désiré.

 *** 

Joseph Nechvatal (né à Chicago en 1951) est un artiste post conceptuel vivant à Paris. Il crée des tableaux et animations à l’aide d’une simulation de vie artificielle de virus modelisés par ordinateur.

Les thèmes abordés dans son oeuvre incluent : l’apocalypse, les excès de la communication, les virus, la fluidite de genre.

En 1975 il démènage de Chicago à NewYork (Tribeca). Il entame des études à l’université de Columbia avec le philosophe Arthur Danto tout en travaillant pour la Dia Art Foundation comme archiviste pour le compositeur de musique minimale La Monte Young.

En 1980 il quitte Tribeca pour le Lower East Side où il trouve une camaraderie artistique et une énergie créatrice inspirée du politique. Il devient etroitement lié au groupe Collaborative Projects (Colab), collectif influent d’artistes post-punk, incluant notamment Kiki Smith et Jenny Holzer. Ce sont les jours de gloire des célèbres projets du groupe Colab : Just Another AssholeThe Real Estate ShowThe Times Square Show. Il contribue également à mettre en place dans le Lower East Side l’espace culturel à but non lucratif ABC No Rio où ont lieu des expositions pensées autour de thémes politiques.

Pendant cette période son oeuve se compose de dessins postminimalistes à la mine de plomb (quelquefois issus d’agrandissement photo), de sculptures, de photographies, de morceaux de Musique concrète composés de collages audio.

En 1983, il est l’un des co-fondateurs du célèbre projet musical et sonore d’avant-garde, Tellus Audio Cassete Magazine

En 1984, il travaille avec le compositeur Rhys Chatham du courant No Wave sur un opéra intitulé XSThe Opera Opus. Cet opéra a ete presenté entre 1984-1986 à New York et Boston.

En 1986 il a commencé à utiliser l’informatique et la robotique pour créer des peintures conceptulles dont certaines ont eté exposées lors de Documenta VIII.

En 1992, il devient artiste en résidence à l’atelier Louis Pasteur et à la Saline Royale d’Arc-et-Senans où il développe des programmes de virus informatiques qu’il utilise comme outil artistique. Ce travail traduit ses réflexions sur l’épidémie du SIDA.

En 1995, encouragé vivement par Pierre Restany, il s’installe à Paris. Il partage alors sa vie entre Paris et New York.

En 1999, il obtient en Angleterre son doctorat en philosophie. Il écrit deux ouvrages sur la théorie de l’art : Towards an Immersive Intelligence et Immersion Into Noise.

Depuis 2001, il étend ses expérimentations sur le virus en tant qu’instrument artistique et pictural dans une série de travaux sur la vie artificielle. Ces travaux comprennent plusieurs séries de peintures, animations, et une composition audio: viral symphOny. Il continue actuellement d’explorer la fragilité et la fluidité du corps humain.

About josephnechvatal

Joseph Nechvatal is an American post-conceptual artist who creates virus-modeled artificial life computer-assisted paintings and animations. Themes he has addressed in his art include the apocalyptic, communication excess, the virus, and gender fluidity. In 1975, he moved from Chicago to the downtown Tribeca area of New York City. He began studying at Columbia University with the philosopher Arthur Danto while working for the Dia Art Foundation as archivist to the minimalist composer La Monte Young. In 1980, he moved from Tribeca to the sordid Lower East Side where he found artistic camaraderie and politically inspired creative energy. There he became closely associated with Collaborative Projects (Colab), the influential post-punk artists’ group that included Kiki Smith and Jenny Holzer, among others. Those were glory days for the famous Colab projects, such as Just Another Asshole, The Real Estate Show and The Times Square Show. He also helped establish the non-profit cultural space ABC No Rio, where exhibitions were animated by political purpose. In the early 1980s, his art consisted of dense post-minimalist gray graphite drawings (that were sometimes photo-mechanically enlarged), of sculpture, of photographs, and of musique concrète audio collages. In 1983, he co-founded the famous avant-garde art music project Tellus Audio Cassette Magazine. In 1984, he created an opera called XS: The Opera Opus (1984-6) with the no wave musical composer Rhys Chatham that was presented in Boston and New York. In 1986, Nechvatal began using computer-robotics to make conceptual paintings. Some were exhibited at Documenta VIII in 1987. In 1992, when he was artist-in-residence at the Louis Pasteur Atelier in Arbois and at the Saline royale d’Arc-et-Senans, he created computer virus codes that he used as an artistic tool. This work was a reflection on his personal experiences of risk and loss with the AIDS epidemic. In 1999, he earned his doctorat in the philosophy of aesthetics and technology in England and soon wrote two art theory books: Towards an Immersive Intelligence and Immersion Into Noise. In 2001, he extended his initial experimentations into the virus as an artistic painterly tool in a series of artificial life works. These works include various series of paintings, animations, and a lengthy audio composition entitled viral symphOny. He has created a series of virus-based themed exhibitions of artificial life paintings and animation projections that explore the fragility and fluidity of the human body. You can follow him on Twitter at @twinkletwink Homepage: http://www.nechvatal.net
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2 Responses to Quelques vues d’installation d’Orlando et la tempête à la Galerie Richard Paris

  1. Lucio Pozzi says:

    What are the works physically?
    Paper on aluminum? direct print on DBond?
    Hanging how?

  2. The pictures in the exhibition are created with custom C++ artificial life software modeled as a virus (made in collaboration with the French programmer Stéphane Sikora) and archival inkjet on Hahnemühle Daguerre canvas. The black node graph panels in some of the diptychs and triptychs were made in a manner similar to Markov chains, tracking the word virus in William S. Burroughs 1970 essay The Electronic Revolution. In that essay, Burroughs draws attention to the subversive influence of the word virus on humans and the dangers of using the human voice as a weapon. A script was written to analyze the text, where, for every transition from the word virus to another word virus, a link was drawn between the nodes corresponding to that recurring word. Then Graphviz, an open source graph visualization software, was used to generate the graph, which I then aesthetically treated.

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